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Conseils · Alzheimer

Aidant d'un proche atteint d'Alzheimer : les aides à connaître en 2026

Par Julien Aubert · Publié le 5 novembre 2026 · 4 min de lecture

Accompagner un parent ou un conjoint qui vit avec la maladie d'Alzheimer demande du temps, de l'énergie et souvent de l'argent. Plusieurs aides existent, mais elles sont réparties entre le département, la Caf ou la MSA et l'employeur. Voici les principales, avec les montants en vigueur en 2026, vérifiés sur les sites officiels.

L'APA à domicile, le point de départ

L'allocation personnalisée d'autonomie (APA) aide à payer les dépenses qui permettent à la personne de rester chez elle : aide à domicile, accueil de jour, portage de repas, aides techniques… Elle est versée par le département. Pour l'obtenir, la personne doit :

  • avoir au moins 60 ans ;
  • être en perte d'autonomie, évaluée à domicile par un professionnel du département avec la grille AGGIR, et classée en GIR 1, 2, 3 ou 4 ;
  • remplir des conditions de résidence en France.

Le montant dépend du plan d'aide et des ressources. Les plafonds mensuels en 2026 :

Degré de perte d'autonomieMontant maximum par mois
GIR 1 (la plus forte)2 080,33 €
GIR 21 682,30 €
GIR 31 215,99 €
GIR 4811,52 €

Le département doit rendre sa décision dans les 2 mois qui suivent la réception du dossier complet. Une partie peut rester à la charge de la personne, selon ses revenus.

Le droit au répit : jusqu'à 583,52 € par an en plus

Quand la personne aidée touche l'APA, son plan d'aide peut être augmenté pour permettre à l'aidant de souffler : accueil de jour, hébergement temporaire… Cette majoration atteint au maximum 583,52 € par an, à utiliser dans l'année qui suit son attribution.

Elle est réservée au proche aidant « indispensable », c'est-à-dire quand les deux conditions suivantes sont réunies :

  • la personne aidée serait en danger sans sa surveillance ;
  • personne d'autre que des professionnels ne peut le remplacer.

Si l'aidant est hospitalisé : jusqu'à 1 159,32 € pour le relais

Si l'aidant indispensable doit être hospitalisé, le plan d'aide APA peut être augmenté ponctuellement pour financer un relais : aide à domicile, accueil temporaire… Le montant maximum est de 1 159,32 € par hospitalisation, à utiliser pendant la période concernée. Mieux vaut préparer ce relais à l'avance : voir notre article Aidant indisponible en urgence : préparer la relève.

Le congé de proche aidant

Si vous êtes salarié, vous pouvez suspendre votre activité pour vous occuper de votre proche. Dans le secteur privé, sauf accord collectif plus favorable :

  • le congé dure au maximum 3 mois, renouvelable, dans la limite d'1 an sur toute la carrière ;
  • la demande se fait au moins 1 mois à l'avance ;
  • il peut commencer sans délai en cas d'urgence : dégradation soudaine de l'état de santé de la personne aidée (avec un certificat médical), situation de crise, ou arrêt brutal de son hébergement en établissement ;
  • il peut être pris de façon fractionnée, par périodes d'une demi-journée minimum.

Le congé n'est pas rémunéré par l'employeur, mais il ouvre droit à l'allocation présentée ci-dessous.

L'allocation journalière du proche aidant (AJPA)

L'AJPA compense en partie la perte de revenus pendant les jours où vous arrêtez ou réduisez votre activité pour aider votre proche. En 2026, elle s'élève à 66,64 € par jour ou 33,32 € par demi-journée, selon service-public.fr (la MSA indique 66,66 € net). Elle est soumise à l'impôt sur le revenu, mais pas à des conditions de ressources, et elle est limitée à 22 jours par mois.

  • Durée : 66 jours par personne aidée, dans la limite de 4 personnes, soit 264 jours sur toute la carrière.
  • Pour qui ? Les salariés (avec un congé de proche aidant accordé par l'employeur), les indépendants, les demandeurs d'emploi indemnisés, entre autres.
  • Condition pour la personne aidée : par exemple, avoir plus de 60 ans et être classée en GIR 1 à 4, ou avoir un taux d'incapacité d'au moins 80 %.
  • Nouveauté 2026 : il faut justifier d'une résidence stable et régulière en France.
  • Où la demander ? À la Caf, ou à la MSA si vous relevez du régime agricole.

Se faire accompagner

Au-delà de l'argent, l'aidant a besoin d'informations et de soutien. L'association France Alzheimer et maladies apparentées, présente dans toute la France avec ses 102 associations départementales, propose notamment des formations pour les aidants, qui associent l'expérience d'anciens aidants et l'expertise de professionnels.

Garder une trace de vos démarches

Demande d'APA, réévaluation, congé, allocation : chaque démarche a son dossier, ses délais et ses relances. Les noter au même endroit évite de refaire deux fois la même chose et de perdre une échéance. C'est l'une des sections du carnet de suivi Alzheimer pour l'aidant familial : APA, solutions de répit, protection juridique, droits de l'aidant et suivi des relances.

Questions fréquentes

Où faire la demande d'APA ?

Auprès des services du département où vit la personne aidée. Un professionnel de l'équipe médico-sociale se déplace ensuite à domicile pour évaluer son degré de perte d'autonomie et proposer un plan d'aide.

Peut-on cumuler l'APA et l'allocation journalière du proche aidant ?

La personne aidée peut bénéficier de l'APA et son aidant de l'AJPA. En revanche, l'aidant ne doit pas être rémunéré par la personne aidée au titre de l'APA ou de la PCH pour toucher l'AJPA.

Le congé de proche aidant est-il payé ?

Non : l'employeur ne verse pas de salaire pendant ce congé. L'allocation journalière du proche aidant (AJPA) peut compenser en partie la perte de revenus.

Sources

  1. Service-public.fr : allocation personnalisée d'autonomie (APA), vérifié le 1er juin 2026
  2. Service-public.fr : congé de proche aidant dans le secteur privé, et montant de l'AJPA (vérifié le 15 juin 2026)
  3. MSA : l'allocation journalière du proche aidant (AJPA), montants au 1er janvier 2026
  4. Caf.fr : l'allocation journalière du proche aidant
  5. France Alzheimer et maladies apparentées

À savoir : cette page donne des informations générales, vérifiées auprès des sources officielles citées à la date de mise à jour (voir notre démarche). Les montants et les règles évoluent : vérifiez votre situation auprès des organismes concernés. Pour toute question de santé, demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien.

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