Conseils · Alzheimer
Aidant indisponible en urgence : préparer la relève en 5 étapes
Par Julien Aubert · Publié le 5 novembre 2026 · 3 min de lecture
« Et si demain, c'est moi qui tombe malade ? » C'est une inquiétude que partagent beaucoup d'aidants. Une hospitalisation, un accident ou un simple imprévu peuvent vous empêcher d'être là du jour au lendemain. La meilleure réponse est de préparer la relève à l'avance, au calme. Voici comment, en 5 étapes.
Étape 1 : écrire une fiche relais
La personne qui prendra le relais doit trouver l'essentiel en quelques minutes. Rassemblez sur une ou deux pages :
- les coordonnées du médecin traitant, de l'infirmier, de l'aide à domicile, de l'accueil de jour et de la pharmacie ;
- les traitements en cours et leurs horaires (et où se trouvent les ordonnances) ;
- les habitudes qui rassurent votre proche : heures du lever, des repas et du coucher, plats appréciés, rituels ;
- ce qui l'apaise ou au contraire l'inquiète, et la façon de lui parler ;
- les rendez-vous prévus dans les prochaines semaines.
Le carnet de suivi Alzheimer pour l'aidant familial contient justement une page « si je ne suis pas disponible », à remplir à l'avance, et des pages « Son histoire, ses repères » à transmettre aux intervenants.
Étape 2 : désigner deux personnes relais
Choisissez au moins deux personnes (un proche, un voisin, un ami) qui acceptent d'être appelées en cas d'urgence. Parlez-en avec elles maintenant : où sont les clés, comment joindre l'aide à domicile, ce qu'il faut faire en premier. Notez leurs numéros sur la fiche relais et dans votre portefeuille, avec la mention « personne à prévenir ».
Étape 3 : rassembler les papiers au même endroit
Gardez dans une pochette facile à trouver : la carte Vitale et l'attestation de mutuelle de votre proche, ses ordonnances, ses derniers comptes rendus médicaux, les décisions d'aide (APA, par exemple), les coordonnées de son assurance et, le cas échéant, le jugement de protection juridique. Dites aux personnes relais où se trouve cette pochette.
Étape 4 : repérer les solutions de relais près de chez vous
Selon la situation, le relais peut prendre la forme d'une aide à domicile renforcée, d'un accueil de jour ou d'un hébergement temporaire en établissement. Renseignez-vous dès maintenant, sans attendre l'urgence : les places sont parfois limitées. Les services de votre département, qui gèrent l'APA, peuvent vous orienter vers les solutions disponibles.
Étape 5 : connaître les aides prévues en cas d'urgence
- Si vous êtes hospitalisé et que votre proche touche l'APA, son plan d'aide peut être augmenté ponctuellement pour financer un relais (aide à domicile, accueil temporaire…), jusqu'à 1 159,32 € par hospitalisation. Il faut que vous soyez un proche aidant « indispensable » : votre proche serait en danger sans votre surveillance, et personne d'autre qu'un professionnel ne peut vous remplacer.
- Si un autre proche salarié prend le relais, il peut demander un congé de proche aidant qui commence sans délai en cas d'urgence : dégradation soudaine de l'état de santé de la personne aidée (attestée par un certificat médical), situation de crise, ou arrêt brutal de son hébergement en établissement.
Pour l'ensemble des aides, lisez notre article Aidant d'un proche atteint d'Alzheimer : les aides à connaître en 2026.
En cas d'urgence médicale, pour vous comme pour votre proche, appelez le 15 (Samu) ou le 112.
Sources
À savoir : cette page donne des informations générales, vérifiées auprès des sources officielles citées à la date de mise à jour (voir notre démarche). Les montants et les règles évoluent : vérifiez votre situation auprès des organismes concernés. Pour toute question de santé, demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien.